Coupons court aux conditions de travail inhumaines

Les personnes qui fabriquent nos jeans travaillent encore trop souvent dans des conditions dangereuses, exposées à des substances toxiques et à de longues journées de travail sous une chaleur accablante.
Aux côtés de WSM, soutenez les organisations qui luttent pour un travail décent en un salaire vital.

CONDITIONS DE TRAVAIL DIFFICILES

Sophea Lim (nom d’emprunt*) travaille dans une grande usine de confection de jeans à la périphérie de Phnom Penh, au Cambodge. Elle y fabrique des pantalons pour Levi’s, destinés aux marchés européen et américain. Elle est membre du syndicat cambodgien C.CAWDU.

« La chaleur dans l’usine est l’un des plus gros problèmes », explique-t-elle. « Nous demandons des ventilateurs supplémentaires, mais les changements se font attendre. » L’usine a récemment été modernisée afin d’augmenter la production. 

« J’ai vraiment le sentiment que les ouvriers et ouvrières sont exploité·es », confie-t-elle. « Les salaires ont certes augmenté, mais pas proportionnellement à la charge de travail, qui ne cesse de s’intensifier. Si j’avais le choix, je préférerais travailler ailleurs, mais les possibilités sont limitées. »

Elle se réjouit de pouvoir compter sur un syndicat qui se bat pour des salaires plus élevés et de meilleures conditions de travail.

(*) Pour des raisons de sécurité, nous utilisons un nom d’emprunt et avons flouté la photo. 

 
(c) Kris Janssens

Phnom Penh, Cambodia, 3 april 2015, this garment worker prepares shirts and puts them on a long row for making prints on them, while the smell of dying penetrates the nose,  at a subcontractor with no name on the front door.  A high number of not registered garment  factories, operating in a legal vacuum, fulfill orders from registered factories. This picture was shot because the manager let us in, but we had to flee when the boss was comming, as illegal factory owners don't want any journalists around.(c) Kristof Vadino

LA MONDE DERRIÈRE LA MACHINE À COUDRE DE SOPHEA

  • Du denim au jean. Le tissu denim provient de Chine. Au Cambodge, les ouvrières et ouvriers le découpent et le cousent pour en faire des jeans. C'est ici qu'ils reçoivent l'étiquette Made in Cambodia.
  • Une usine qui emploie des milliers de couturières. Dans cette usine, dirigée par une équipe chinoise, plus de 5 000 personnes confectionnent des jeans pour Levi's, destinés aux marchés européen et américain.
  • Vivre avec 210 dollars par mois. C'est le salaire minimum légal mensuel. À partir de 2027, il devrait passer à 212 dollars, auxquels peuvent s'ajouter d'éventuelles primes liées au nombre de pièces produites. Pourtant, un salaire vital est estimé à environ 530 dollars par mois.
  • Suffoquer sous la chaleur. Pendant la saison chaude, la température dans l'usine peut atteindre 36 °C, voire davantage. Les ouvrières et ouvriers utilisent également des produits chimiques pour donner aux jeans leur aspect usé.
  • De longues journées de travail. La journée de travail s'étend de 7 h à 16 h ou de 8 h à 17 h, avec une heure de pause à midi.

Ensemble, on est plus fort·es. Six syndicats sont actifs dans l'usine, dont C.CAWDU. La cotisation syndicale s'élève à un dollar par mois.

ENKELE CIJFERS

98% verdient géén leefbaar loon

Achter elke jeans staan mensen die katoen plukken, stoffen verven, kleding naaien en afwerken. Toch verdient wereldwijd minder dan 2 procent van de kledingarbeiders een leefbaar loon. Kledingarbeiders verdienen gemiddeld 45 procent minder dan een leefbaar loon. Hoewel veel kledingmerken zeggen dat zij inzetten op leefbare lonen, slagen de meeste er niet in om dat voldoende aan te tonen.

Meer dan 35°C op de werkvloer

Klimaatverandering treft ook de textielindustrie. In veel productielanden lopen de temperaturen in fabrieken tijdens hittegolven op tot meer dan 35°C.

Vaak ontbreken aangepaste beschermingsmaatregelen zoals voldoende ventilatie, rustpauzes of toegang tot drinkwater. Dat verhoogt het risico op uitdroging, uitputting, flauwvallen en kan leiden tot ernstige chronische ziekten. Ook in sommige Europese fabrieken worden dergelijke omstandigheden gemeld.

Bron: 

(c) Enric Català II